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Une nouvelle tentative de trafic d’or et de pierres précieuses interceptée par la douane malagasy

Un individu d’origine Sri-lankaise a été appréhendé par la douane malagasy à l’aéroport d’Ivato ce 28 Juin alors qu’il tentait de faire sortir illégalement 835 grammes d’or et 2 grammes de pierres précieuses, dissimulés dans son corps.

L’individu a été surpris par les alarmes des détecteurs de métaux du portique d’accès en zone de transit et d’embarcation de l’aéroport d’Ivato selon les éclairages de la douane au cours d’une conférence de presse ce 29 juin. Ce présumé trafiquant allait prendre le vol à destination de Colombo Sri-lanka, via l’île Maurice au moment de son interpellation. Cette nouvelle interception de trafic de richesse malagasy est à mettre sur le crédit de l’initiative et de la volonté de l’autorité douanière à renforcer davantage les investissements sur les technologies selon le Directeur général de la douane, Lainkana Zafivanona Ernest.

À ce titre, la douane aurait commandé quatre appareils « body scan » qui seront installés dans l’aéroport d’Antananarivo, de Nosy be, de Toamasina et de Mahajanga, afin de renforcer les dispositifs de sécurité et de prévention de trafic dans les frontières selon toujours le DG de la douane malagasy. Leurs fabrications durent huit semaines, mais ils seront bientôt à Madagascar.

Cette nouvelle interpellation arrive deux semaines après celle des trois trafiquants d’or et de pierres précieuses de nationalité chinoise et indienne sur un vol d’Ethiopian Airlines, selon le communiqué de la douane. À ce jour, la douane malagasy a intercepté près de cinq tentatives de trafic d’or et de pierres précieuses au cours de l’année 2022.

« Trafics plus accrus depuis ces trois dernières années ».

Si ce genre de trafic existait depuis plusieurs années, elles auraient augmenté de fréquence au cours de ces trois dernières années selon le DG de la douane, Lainkana Zafivanona Ernest. Les modes opératoires sont presque connus de la douane et les modes de camouflage sont de plus en plus diversifiés selon les explications, d’où la pertinence de renforcer les moyens de sécurité issus de la technologie.

La raison de cette affluence de trafic serait incitée par la volonté des trafiquants d’échapper à l’obligation de rapatriement de devises issues des ventes de ces types de marchandises. Leurs déclarations ne sont pas soumises à un paiement de taxe et de droit de douane, par contre chaque déclarant est obligé de signer un engagement de rapatriement, ce qui amène les opérateurs du secteur à dissimuler leurs produits selon les précisions du DG de la Douane malagasy.

Si ce rapatriement demeure encore une lacune, les devises issues de ressources naturelles malagasy sont souvent convertis en différents types d’importation de marchandises et sont ensuite transformées en divers types d’investissement à Madagascar selon toujours le DG de la douane.

L’analyse des données synthétisées par la douane aurait permis de dire que le trafic de pierre précieuse est surtout à attribuer aux Sri-lankais par contre le trafic d’Or est fait par des « mules » (convoyeurs) d’origine malagasy.

L’individu a été remis aux autorités et les marchandises seront mises à la disposition de la Banky Foiben’i Madagasikara. Le dossier sera par contre directement déférer auprès du PAC selon les précisions du DG de la douane.

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